Zéro déchet: ma dernière folie!

 

Je vous ai parlé du grand ménage de mes cosmétiques (voir article) et du grand ménage de mon garde-manger (voir article)… mais je ne vous ai pas parlé de ma dernière folie! Alors voilà: je ne sais plus vraiment de quelle façon j’ai découvert ce livre, mais je me souviens que je n’ai pas hésité une seconde à en acheter une copie sur Amazon! Il s’agit du livre Zéro déchet.

Ce livre a été rédigé par Béa Johnson, une française qui vit à San Francisco depuis plusieurs années, maman de deux garçons, et qui, du jour au lendemain, a décidé qu’elle devait changer sa façon de consommer, pour le bien de sa famille et de la planète, mais aussi pour le futur de ses enfants. Elle a troqué sa grosse maison pour une résidence plus petite et a modifié du tout au tout sa façon de consommer… Tellement qu’au lieu de mettre au chemin le contenu d’une poubelle par semaine, elle jette et recycle l’équivalent d’une poignée de déchets par mois…

Bon, je vous entends déjà protester qu’elle n’a que ça à faire. Qu’elle ne travaille sûrement pas 40 heures par semaine. Qu’elle n’a pas de vie. Etc. Sincèrement, je ne le sais pas et je ne crois pas que c’est important, car je trouve qu’en apportant ces changements dans sa vie et dans celle de sa famille, elle a fait preuve de beaucoup d’intelligence, d’humanité et d’écoresponsabilité.

Mais revenons à nos moutons. Ce qui m’a d’abord inspiré, ce sont les photos de sa maison, notamment ci-haut où l’on voit une partie de son salon et sa salle à manger (pour le reste des photos, visitez le blogue de Béa, Zero Waste Home). J’avoue que la déco est assez minimaliste chez moi, mais jamais comme chez Béa… J’ai trouvé son espace épuré tout simplement inspirant! Le ménage complet de sa maison doit se faire en 20 minutes top chrono!

Je vous rassure: contrairement à mes autres moments de chambardement, il n’y a pas eu de tris, ni de boîtes de dons dans l’entrée… Enfin, presque pas. Le livre Zéro déchet m’a surtout ouvert les yeux sur ma consommation et celle de ma famille… A-t-on vraiment besoin d’une autre paire de chaussures, d’un autre jouet ou d’une brosse à champignons pour être heureux? Non. Et Béa m’a fait réaliser que toutes ces choses nous font perdre un temps fou! Du temps pour les acheter, les ranger, les nettoyer, les épousseter, les entretenir, les réparer et même du temps pour s’en débarrasser!

Bref, mon mari et moi nous posons beaucoup plus de questions qu’avant lorsque vient le temps d’acheter quoi que ce soit. La première étant: est-ce vraiment un achat nécessaire? Si cette dépense est inévitable, on essaie de faire un achat plus sensé en optant pour un objet de meilleure qualité et donc plus durable, fabriqué ici (ou près d’ici) avec des matières recyclables et renouvelables, et emballé le moins possible. Bon, ce n’est pas toujours évident, mais au moins, on essaie!

Depuis la lecture de Zéro déchet, j’ai aussi adopté le précyclage. Le précyclage est une façon de réduire les ordures et le recyclage à la source en optant pour des objets peu ou pas emballés par exemple, ou pour des objets qu’on peut réutiliser d’une façon ou d’une autre, en leur trouvant une autre utilité. J’essaie donc d’acheter la nourriture et les produits ménagers en vrac le plus souvent possible. Entre deux produits identiques, je choisis toujours celui qui est le moins emballé (je ne vous parle pas de ma révolte contre les concombres emballés dans une pellicule plastique…). J’ai aussi mis fin à la livraison de mon Publisac (je vous raconte cette aventure plus tard, promis!). Bon, je ne suis pas prête à reléguer définitivement ma poubelle aux oubliettes comme Béa, mais au moins, j’essaie!

Et finalement, je me suis mise au compostage! Oui, oui, comme dans « compost »! Je n’ai pas grand mérite, car l’ancienne proprio de notre maison nous a laissé son bac à compost (un Garden Gourmet, la marque recommandée par Oprah!) et je n’ai eu qu’à le nettoyer (après l’avoir ignoré pendant deux ans, ce n’était pas très beau à voir!), à le relocaliser dans un endroit plus pratique et, maintenant, j’y jette mes résidus de fruits et de légumes régulièrement. Bon, je ne suis vraiment pas une pro. Faute de trouver de la matière brune (feuilles mortes, foin, etc.) pour balancer la matière verte (détritus de fruits et légumes, plantes) et ainsi tenir les mouches et mouchettes à l’écart, j’ai dû utiliser plusieurs sacs de terre à jardin (que j’avais acheté… pour le jardin!) et implorer mon oncle de me donner quelques sacs du foin qu’il avait en trop. Bref, ce n’est pas encore concluant, mais au moins, j’essaie!

Et vous, vous sentez-vous concernés par votre (sur)consommation? Faites-vous quelque chose pour réduire votre empreinte sur l’environnement? J’aimerais connaître vos solutions.

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